Dossier du spectacle l'OS

« L’Os » est un conte populaire sénégalais de la tradition des griots d’Afrique de l’Est. Il a 

été transcrit dans le recueil Les contes d’Amadou Koumba en 1947 par l’écrivain et poète 

sénégalais Birago Diop, connu notamment pour ses rapports avec la négritude et la mise 

par écrit de contes traditionnels de la tradition orale africaine. « L’Os » a ensuite été adapté au 

théâtre par Birago Diop en 1966. La pièce a été mise en scène par Peter 

Brook au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris en 1979. 

Dans « L’Os », les habitudes de la vie imposées par la tradition se révèlent mal adaptées aux 

besoins du personnage principal, Mor Lam. Disons que Mor Lam s’adapte mal à ses 

obligations. Son désir de se trouver seul, dans sa demeure, pour savourer son os, explique toute

l’importance de l’événement et dénote un égoïsme bien humain. Mais son choix, sa 

décision : plutôt faire le mort que partager l’os, est terrifiant. Prisonnier de lui- même, sans 

générosité… Il meurt. 

« Mor Lam, notable d’un petit village, se souvient que Moussa, son frère de case, son « plus que frère », ne lui a pas encore remboursé l’argent qu’il lui devait. Pressé d’en finir, Mor Lam envoie un 

messager qui lui ramènera, en guise de paiement, la vache de son « plus que frère ». Hélas, et la coutume le veut ainsi, la vache doit être partagée entre tous les villageois. Dépité et déçu, Mor Lam se verra 

contraint à accepter mais exigera le jarret de la bête, cet Os dont il rêve depuis si longtemps. Un 

malheur n’arrive jamais seul et Moussa, son frère « plus que frère » avec qui il doit tout partager, arrive 

à point nommé pour manger l’Os. Bien décidé à ne pas partager son bien, Mor Lam simulera la 

maladie et même la mort, espérant éloigner par-là cet intrus. Il sera alors enterré vivant, 

poursuivant une pensée absurde et égoïste. »